Dentiste


                                    

Infos générales dentisterie

Comment vaincre la peur du dentiste ? Quelle formation faut-il effectuer pour devenir dentiste ? Quelles sont les spécialités qui peuvent répondre à vos attentes en matière de soins ? Les réponses sont dans cette rubrique.

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mardi, novembre 18 2008

L'Ordre des dentistes

Dans tous les pays, on retrouve un ordre des dentistes, qui fixe pour l’ensemble des praticiens exerçant sur le territoire, la déontologie à appliquer, ainsi que les codes de conduite à suivre.

En France, l’ordre des dentistes a été créé en application de l’ordonnance du 24 septembre 1945.

Dans chaque pays, les Ordres des dentistes fonctionnent selon des schémas différents. En France, l’ordre des dentistes est partiellement décentralisé, grâce aux conseils départementaux, régionaux et interrégionaux. Toutefois, pour conserver cohérence et exercer l’intégralité de l’autorité de l’Ordre des Dentistes, c’est le Conseil National qui tranche.

Le Code de la Santé Publique française fixe ainsi les attributions de l’ordre des dentistes : « L’ordre des médecins, celui des chirurgiens-dentistes, et celui des sages-femmes veillent au maintien des principes de moralité, de probité, de compétence et de dévouement indispensables à l’exercice de la médecine, de l’art dentaire ou de la profession de sage-femme ». L’ordre des dentistes regroupe l’intégralité des praticiens habilités à exercer leur profession.

L’ordre des dentistes est également chargé de veiller à l’indépendance et à l’honneur de la profession. A cet usage, il peut sévir de différentes manières. La sanction la plus grave qui peut être appliquée à un dentiste est d’être rayé de l’Ordre, ce qui signifie qu’il n’a plus aucune légitimité à exercer sa profession. L’Ordre des dentistes est donc investi d’un réel pouvoir, mais il est avant tout chargé de fixer des limites, qui peuvent être plus restrictives que celles de la loi. Les décisions de l’ordre des dentistes ne se substituent toutefois pas au cadre légal, et un dentiste défaillant peut parfaitement être attaqué à la fois par la justice, et par l’Ordre des dentistes.

Qu’est-ce que la dentisterie ?

Qu’est-ce que la dentisterie ?

La dentisterie correspond à l’ensemble des connaissances et des disciplines liées à l’art dentaire. La dentisterie concerne donc à la fois les dents, mais également les gencive, la mâchoire, et tous les tissus environnant cette zone.

La dentisterie compte donc en son sein l’odontologie conservatrice, l’endodontie, la fabrication et la pose de prothèses, la parodontie, la chirurgie dentaire, l’implantologie et la pédodontie. Les savoirs purs liés à l’anatomie de la mâchoire ou à l’origine des pathologies dentaires concernent également la dentisterie.

La dentisterie, bien qu’elle fasse partie intégrante de notre quotidien, avec notamment le langage, qui utilise les dents pour diversifier les phonèmes, ainsi que l’alimentation et la communication (sourires et expressions), est néanmoins très mal connue du grand public. Quelques efforts sont faits actuellement pour mieux faire connaître l’ensemble des domaines actifs de la dentisterie. Ainsi, dans les écoles, des dentistes sont régulièrement conviés à venir parler d’hygiène dentaire et buccale aux enfants. Par ailleurs, on encourage les parents à emmener leurs enfants le plus tôt possible chez un dentiste, afin de banaliser cet acte, et de le rendre moins effrayant. Les formations en dentisterie comportent aujourd’hui des cours spéciaux pour apprendre aux praticiens à canaliser l’angoisse de leurs patients, soit par la communication, soit par des techniques telles que l’hypnose ou la relaxation.

Pour en savoir plus sur la dentisterie, et notamment sur les gestes d’hygiène quotidiens, et le déroulement des soins les plus courants, il existe à présent des sites conçus avec pédagogie. On peut ainsi obtenir d’excellents renseignements sur la dentisterie en se rendant sur des sites tels que carie-clic (pour les enfants et leurs parents, ainsi que les enseignants) ou doctissimo (pour les adultes).

lundi, novembre 10 2008

Le chirurgien dentiste

Vous devez vous rendre pour la première fois chez un chirurgien dentiste que vous ne connaissez pas ? Ne vous laissez pas aller à l’angoisse, et préparez-vous correctement afin de faciliter ce premier contact avec votre nouveau chirurgien dentiste.

A moins d’une urgence absolue, un chirurgien-dentiste n’interviendra pas directement sur vos dents ou votre mâchoire dès le premier rendez-vous. Donc, si aucune douleur aiguë ne vous empêche de dormir, vous pouvez vous tranquilliser et aborder ce rendez-vous avec votre chirurgien dentiste en toute sérénité.

Au cours d’une première séance avec un chirurgien dentiste, le but est essentiellement, pour le praticien, d’apprendre à connaître son patient, ses antécédents, son mode de vie etc.
Vous devez donc, pour vous préparer correctement à cette visite, réunir toutes vos ordonnances en cours, et notamment celles qui concernent des psychotropes, des anticoagulants ou des antibiotiques. Si vous avez déjà eu l’occasion de faire des radios de votre mâchoire, apportez-les avec vous, afin que votre chirurgien-dentiste puisse en prendre connaissance. Enfin, pour ne rien oublier de vos antécédents dentaires, faites-en une petite liste : votre chirurgien-dentiste sera très intéressé par l’historique de toutes vos petites caries !

Le chirurgien dentiste, de son côté, procédera à un premier examen de votre bouche, afin de vérifier avant tout qu’il n’y ait pas un début de carie, ou de dents fragilisée, déchaussée etc. Si vous avez des couronnes ou des implants, leur état sera également attentivement observé. Ensuite, le chirurgien dentiste essaiera surtout de nouer un dialogue avec vous, en vous posant des questions sur votre santé générale, pour savoir notamment si vous faites du diabète, ou de l’hypertension. Votre mode de vie, dans la mesure où il influe sur l’état de vos dents et gencives, pourra également faire l’objet d’une discussion (alcool, tabac, thé, café, consommation de sucre etc.). Enfin, en fonction des soins à apporter à votre bouche, votre chirurgien dentiste conviendra d’un prochain rendez-vous avec vous.

La formation de dentiste

Quelle est la formation d’un dentiste ? Que doit-on faire pour devenir dentiste, et quelles spécialisations sont reconnues en France ?

En France, la formation de dentiste nécessite entre 6 et 8 années d’études après le bac. Dans un premier temps, les futurs dentistes suivent un tronc commun, également partagé par les futurs médecins généralistes, kinésithérapeutes ou sage-femmes. Ensuite, les connaissances spécifiques à l’odontologie sont abordées, et débouchent, soit sur un internat (cycle long), qui permet à l’étudiant d’accéder aux spécialisations en chirurgie buccale, odontologie ou orthodontie), soit sur un cycle court, qui facilite le démarrage dans la vie professionnelle.

La formation de dentiste ne pourra être suivie qu’après avoir réussi un concours difficile, commun avec les aspirants médecins. Une sélection s’opère ainsi très rapidement, puisque ce concours prend place à la fin de la première année d’études (PCEM1). Cette première année est en théorie ouverte à tous, mais, dans la pratique, elle sera beaucoup plus accessibles aux bacheliers ayant obtenu un bac S (scientifique). Ensuite, les étudiants ne seront plus soumis à aucun concours, mais devront s’accrocher tout au long des 5 ou 7 années de formation dentiste supplémentaires qui feront d’eux de véritables professionnels et leur permettront ensuite d’administrer des soins de qualité à leurs patients.

Pour ceux qui souhaitent pousser plus loin leurs connaissances, la France ne reconnaît aujourd’hui qu’une seule spécialisation dans la formation des dentistes : l’orthodontie. La formation de dentiste avec spécialisation en orthodontie est officialisée par l’obtention du Certificat d’Etudes Cliniques Spéciales Mention Orthodontie (CECSMO), qui demande 4 années d’études supplémentaires...

Info dentaire et conseils

L’info dentaire joue un rôle essentiel en général, et notamment en matière de prévention. Une bonne info dentaire permet aux adultes de comprendre les soins qui leur sont administrés, tandis que les professionnel l’utilisent pour se tenir au courant des dernières actualités.

Les enfants sont également largement concernés par l’info dentaire, qui leur permet de prendre conscience de l’importance des petits gestes quotidiens qu’ils rechignent parfois à effectuer.

Pour tous les patients, et plus particulièrement pour tous ceux qui ont développé une phobie du dentiste, l’info dentaire permet de rationaliser une séance, d’en expliquer le déroulement et la fonction. Ainsi, sur un bon site d’info dentaire, chaque type de soin est-il décrit avec précision. Les adultes désireux de comprendre le fonctionnement des soins qui sont nécessaires pour maintenir une bonne hygiène buccale pourront ainsi se renseigner sur des sites médicaux généralistes tels que doctissimo, et poser des questions sur le forum de ce même site, ou sur aufeminin. Des dentistes sont en effet présents sur ces forums, et se chargent de banaliser et diffuser l’info dentaire.

Pour les professionnels, l’info dentaire est à la fois nécessaire pour se maintenir au sein d’une communauté dont ils sont coupés, chacun pratiquant dans son cabinet. Les infos dentaires leur permettent aussi de connaître les derniers traitements des maux les plus courants, ou de se tenir au courant des dernières avancées dans leur domaines. Les professionnels trouveront ainsi une excellente info dentaire, qu’il leur appartiendra de compléter par l’apport de leur propre expérience, sur le site de la CNSD (Confédération Nationale des Syndicats Dentaires), ou sur mediadentaire.

Enfin, des sites d’info dentaire ont été créés spécifiquement pour les enfants. Sur un mode ludique, et toujours avec pédagogie, ils se chargent d’expliquer aux enfants les différents gestes de prévention, et leur importance. Sur carie-clic, l’enfant découvre l’info dentaire avec Elmy, une petie souris sympathique. Il est à noter que ce site contient également des infos dentaires et du matériel éducatif pour les parents et les enseignants.

La couronne dentaire

La couronne dentaire correspond à la partie de la dent qui émerge de la gencive. Elle est constituée d’émail et d’ivoire. Lorsque la couronne dentaire est trop endommagée pour pouvoir être simplement réparée, elle est remplacée ou renforcée par une couronne dentaire réalisée dans divers matériaux.

Lorsqu’un dentiste se voit contraint de remplacer ou de recouvrir une dent placée à l’avant de la mâchoire, la question du matériau visible de la couronne dentaire se pose avec acuité. En effet, les prix des couronnes dentaires artificielles peuvent atteindre des sommets, et, en fonction du matériau choisi, le prix unitaire pourra facilement doubler. Lorsqu’il s’agit des dents de devant, canines ou incisives, l’aspect esthétique ne peut toutefois être négligé lors du choix de la couronne dentaire : dans cette situation, les couronnes dentaires sont donc majoritairement recouvertes d’émail ou de céramique. En revanche, les couronnes dentaires destinées à pallier aux manques des dents du fond de la mâchoire ne bénéficieront que rarement d’autant de soin. Pour des raisons financières, les couronnes dentaires peu visibles seront presque toujours en métal.

Mais dans quels cas les couronnes dentaires sont-elles posées ? Une couronne dentaire est nécessaire lorsqu’une dent est devenue trop endommagée pour être simplement restaurée. Ainsi, lorsqu’une carie s’installe, la dent est généralement assainie grâce au retrait de la partie malade. Le trou occasionné par la carie est alors comblé par un amalgame, une résine ou un composite. Mais si une deuxième carie ou une fracture surviennent sur cette même dent, la masse restante est alors insuffisante pour le traitement, et la pose d’une couronne dentaire permet de protéger le reste de la dent de nouvelles agressions, tout en la renforçant.

Les couronnes dentaires peuvent prendre des formes différentes selon les besoins du patients. Ainsi, les couronnes dentaires les plus courantes correspondent à la taille d’une seule dent. Mais il existe également des couronnes dentaires qui sont destinées à remplacer plusieurs dents. On les appelle alors des bridges. Enfin, lorsqu’une pose de couronne dentaire ne peut prendre appui sur les dents adjacentes, le praticien se verra dans l’obligation de remplacer la couronne dentaire traditionnelle par un implant.

mercredi, octobre 22 2008

La chirurgie dentaire

La chirurgie dentaire est une discipline médicale qui concerne à la fois la bouche, les dents, les gencives, les maxillaires et tous les tissus en lien avec ces parties du corps. Pour pouvoir pratiquer la chirurgie dentaire, de longues années d’études sont nécessaires (entre bac +6 et bac +8 selon la spécialisation).

La chirurgie dentaire est divisée en plusieurs sous-catégories, qui concernent soit le traitements d’affections spécifiques, soit des parties du corps. Voici donc un petit tour d’horizon des différents champs d’activité de la chirurgie dentaire.

L’acte le plus courant de la chirurgie dentaire est l’odontologie conservatrice, ou, plus vulgairement, le traitement des caries. Il s’agit alors de retirer la partie cariée de la dent, afin de stopper la détérioration, et de préserver les dents voisines. L’endodontie s’intéresse plus particulièrement à la pulpe, c’est-à-dire aux tissus qui sont à l’intérieur de la dent. En général, l’endodontie consiste à « dévitaliser » la dent, en retirant la pulpe qui se trouve à l’intérieur, puis en remplissant l’espace vide afin qu’il ne devienne pas le siège d’une nouvelle infection. La pose de prothèses correspond à un autre pan de la chirurgie dentaire, cette fois-ci destiné à remplacer une ou plusieurs dents, ou à consolider des dents fragilisées. La parodontie s’occupe de tous les tissus qui entourent la dent (gencive, os alvéolaire, cément, et ligament alvéolo-dentaire. La chirurgie dentaire comporte également des actes des chirurgie pure, comme l’extraction de dents de sagesse ou de canines, greffes d’os ou de gencives. L’implantologie est la discipline complémentaire de la pose de prothèse, puisqu’elle permet entre autre de fixer une sorte de vis dans l’os, qui pourra ensuite recevoir une couronne ou un bridge sans prendre appui sur les autres dents. Enfin, la chirurgie dentaire, lorsqu’elle s’applique aux enfants, est appelée « pédodontie », et intègre dans sa pratique des soins spécifiquement liés à l’émergence et l’évolution de la dentition.

La chirurgie dentaire dispose donc de ressources extrêmement riches et variées pour traiter des problèmes simples ou complexes, liés à la santé ou à l’esthétique.

mercredi, octobre 8 2008

Peur du dentiste ?

La peur du dentiste fait des ravages dans le domaine de la santé publique : 50% de la population affirme en être atteint.

Ajoutée au coût élevé des soins (très mal remboursés), cette véritable phobie incite les patients à éviter les cabinets dentaires, et à ne s’y rendre qu’en cas d’urgence. Mais sur quoi repose exactement la peur du dentiste, et comment peut-on la combattre ?

La peur du dentiste est bien souvent transmise par les parents, dès l’enfance. En effet, manifestant leur propre peur, les parents justifient les craintes de leur enfant. Pour peu que la séance s’avère un peu éprouvante, avec une dent à soigner ou une pose d’appareil dentaire, la peur du dentiste s’installe, et se renforcera en générant de l’angoisse à chaque rendez-vous.

Bien entendu, la peur du dentiste est parfois la conséquence d’une visite réellement douloureuse, ou mal gérée par le praticien. La plupart des patients atteints de la peur du dentiste expliquent que le bruit et les vibrations des instruments de soin des dentistes sont la cause essentielle de leur peur du dentiste.

La formation des dentistes intègre de plus en plus cette réalité, et apprend aux futurs spécialistes différentes techniques pour apaiser leurs patients. La pratique la plus répandue consiste à prendre le temps, avant d’agir, d’expliquer en détail au patient les opérations nécessaires pour le soigner, et les instruments qui vont servir. Dans certaines écoles, on apprend à combattre la peur du dentiste par l’hypnose ou la relaxation, voire, dans les cas les plus tenaces, par l’administration d’un tranquillisant.